Historique

La filiation de la famille d’Arcangues, l’une des plus anciennes du Pays basque,  est établie depuis 1150. L’actuel Château d’Arcangues, le troisième qui se succède à lui-même,  a été reconstruit en 1900 sur l’emplacement du précédent, lequel avait été détruit en 1636 lors des guerres de Succession d’Espagne, et reconstruit la même année.

PIERRE d’ARCANGUES (1886-1973)

7ème Marquis d’Iranda. Maire du village d’Arcangues pendant 40 ans (1929-1969), il rénova et embellit le centre historique du bourg avec la participation des artisans du Pays basque: construction des Ecoles Enfantines (1959), du Théatre de la Nature (1968), des bâtiments associatifs, rénovation de la Mairie et du clocher de l’église. Président du Comité du Tourisme et des Fêtes de Biarritz, il organisa pendant les «Années Folles» des fêtes, bals, galas, et autres évènements prestigieux auxquels se rendirent toutes les célébrités de l’époque : «Bal Goya», «Bal Second Empire (1922)», «Bal Petrouchka», «Bal de la Planète Mars», et fonda en 1949 avec Jean Cocteau le «Festival du Film Maudit», écrivain, poète, conférencier, il laisse une vingtaine d’ouvrages dans des genres très divers : divertissements et comédies musicales : «La Folle Tournée» (1924), «Le Prince et le Tailleur» (1936), Dans le palais du roi (1926), «Le Retour de l’Ambassadeur» (1929), «L’Impératrice de Chine est malade»,  «L’Ecole des Gigolos» (1928), «La Chemise du Grand-Duc» (1925), «Shorlekoua» (1950), «En Californie, les Américains ont-ils des Ailes ?» (1957), de la poésie : «Les Lauriers sur les Tombes», «Le Grain de Sénevé» (1913), «Le Chant des Sources» (1911), «Quand il Reviendra», «Tendresse», «Sept Poèmes sur le Pays basque», «A Pieds Joints», «La maison du soleil» (1927), des souvenirs sur les deux guerres mondiales : «La Côte 304» (1966), «Un Mois au Fort du Hâ», des récits de voyages : «Terres de Soleil et de Mystère» (1955), de la poésie en prose : «Les Chansons de Kaddour» (1964), «Le Vieillard et la Rose» (1972), des textes sur l’histoire : «Rois en Vacances à Biarritz» (1947), «Le Destin de l’Espagne» (1938).

GUY d’ARCANGUES (1924-2004)

8ème Marquis d’Iranda. Deuxième de quatre enfants (son frère aîné Michel décéda en 1946), il suivit les traces de son père et montra d’excellentes dispositions pour la poésie, la littérature et les disciplines artistiques. Journaliste à Paris-Match, Vogue, Adam, Jours de France dans les années 1960, il fut aussi un excellent golfeur :  Capitaine de l’Equipe de France Amateurs (1960-1965), quatorze fois Champion de France, lauréat de nombreux prix et compétitions internationaux. Directeur Artistique des Casinos de Biarritz (1950-1954), Président du Comité du Tourisme et des Fêtes de Biarritz (1971-1977), il relança l’activité touristique de la ville en y invitant des hôtes prestigieux. Il a publié plusieurs ouvrages, essentiellement de la poésie, pour lesquels il fut récompensé par le Prix de l’Académie Française, le Prix des Trois Couronnes et le prix José Maria de Heredia  : «17 Poèmes à la Craie de Lune» (1954), «Eugénia» (1958), «Le Cheval Andalou» (1967), «Madame Petit Soldat» (1975), «Châteaux de Plâtre» (1982), «Dialogue» (1981), «Le Jardin à la Française» (1992), «La Nuit Princesse» (1981). Il a laissé un roman inspiré par son internement dans un camp de travail en Pologne pendant la Seconde Guerre Mondiale : «Le Silésien» (1968), une pièce de théatre radiophonique, «Le Héros» (2002), un recueil d’aphorismes, «Pollens-Mémoire» (1996), un livre de souvenirs de journaliste, «L’Opportuniste» (1998), des contes oniriques, «Les Feux de la Saint-Jean» (2000). «Les Tambours de Septembre», deux textes sur la période de l’Occupation, et «Merci la Vie», recueil de poèmes inédits et de jeunesse, ont paru après son décès.

MICHEL d’ARCANGUES (1956)

9ème Marquis d’Iranda. Fils de Guy d’Arcangues et de Eugenia Maria de Ouro Preto, d’une illustre famille brésilienne. Il a fait ses études en France, Espagne, Angleterre et Etats-Unis et a travaillé dans l’audio visuel pendant plus de ving ans. Il a suivi les pas de son père et de son grand-père, partageant leurs passions pour les arts et la culture, et pour le domaine familial d’Arcangues. Il a écrit un « Dictionnaire des Pôles » en hommage aux grandes expéditions polaires. Il est aussi passionné de musique et directeur de la société Caroni Music, qui publie des disques et un important catalogue de musique sud-américaine. Il a entrepris depuis plusieurs années un vaste programme de promotion et de restauration du Château et du domaine d’Arcangues.

MICHEL d’ARCANGUES (1919-1946)

Fils aîné de Pierre d’Arcangues. Il fit ses études au lycée de Bayonne et au collège de Beaumont en Angleterre. Pendant son adolescence, il se passionna pour la langue et la culture basque, et apprit seul à maîtriser cette langue réputée difficile. Il apprit aussi à jouer du txistu (flûte basque) et se produisait dans les fêtes et les bals de villages où il devint très populaire. Il fut mobilisé en juin 1940 à Tarbes, organisa une filière d’évasion à travers les Pyrénées et rejoignit en mars 1943 les Forces Françaises Libres basées à Londres. Incorporé au 12ème Régiment de Cuirassiers, il participa au débarquement de Normadie, à la libération de Paris et de Strasbourg où il gagna la crois de guerre avec citation. Après sa démobilisation, il entreprit l’écriture d’un livre sur l’histoire et la démocratie au Pays basque, intitulé «Le Message Basque», dans lequel se reflète ses convictions nationalistes et l’amour de sa terre, ouvrage qu’il n’eut pas le temps d’achever, et qui fut édité par son père après son décès prématuré. Il disparut en mer au large de Saint Sébastien dans la nuit du 1er au 2 février 1946 dans des circonstances qui demeurent encore aujourd’hui mystérieuses.